
Laurent Voanh est une figure multidimensionnelle et visionnaire, dont le parcours traverse les strates les plus diverses de la société contemporaine, de la haute finance aux squats artistiques les plus radicaux. Né le 28 septembre 1975 à Paris, il incarne une synthèse rare entre l’érudition intellectuelle, l’engagement humaniste et une maîtrise technologique de pointe.
Issu d’une lignée de combattants, petit-fils d’un commandant Vietminh décoré par le général Giap, Laurent porte en lui un héritage de résistance et de quête de vérité. Cette force de caractère se manifeste dans sa définition de lui-même comme le « Julien Assange du peuple », un homme qui s’est donné pour mission d’informer et d’éveiller les consciences face aux manipulations médiatiques et à la sous-culture dominante. Son travail en géopolitique, notamment sur TikTok où il a généré entre 50 et 100 millions de vues, témoigne de son impact phénoménal et de sa capacité à poser un discours nouveau et percutant.
Laurent est un pionnier absolu du numérique. Il revendique la réalisation de la première diffusion en streaming d’un plateau télé dans l’histoire de France, ainsi que la création de la première vidéo face caméra de l’histoire du web international, bien avant l’avènement de YouTube. Son expertise technique est vaste : expert en informatique (PHP, MySQL), il maîtrise également les outils d’intelligence artificielle les plus avancés comme Mistral ou Gemini, qu’il met au service de la création artistique et du « social branding » pour valoriser les talents méconnus.

Son âme d’artiste s’est forgée dans l’effervescence des squats parisiens entre 1990 et 2010, des lieux comme la Grange aux Belles ou le Théâtre 347 qu’il a contribué à animer et à ouvrir. Entre les tensions extrêmes de la « performance capitaliste totale » vécue dans la finance et la « performance alternative totale » des squats, il a développé une philosophie de la sagesse et de la beauté. En tant que marchand d’art et agent, il se bat aujourd’hui pour la reconnaissance d’artistes majeurs de cette scène underground, tels que Franck Tiburse ou Marcel Orange, luttant contre la haine des classes qui régit le marché de l’art conventionnel.
Laurent est un intellectuel profond, nourri par les œuvres de George Steiner, Bernard Stiegler, ou encore de grands cinéastes comme Tarkovski et Bergman. Sa quête est spirituelle et morale ; il a étudié le bouddhisme, le judaïsme, l’islam et le christianisme pour affiner sa compréhension de la nature humaine. Pour lui, l’intelligence doit s’élever plus haut et les sentiments se pousser plus profondément, à l’image du personnage de Spock qu’il affectionne.
Malgré une vie marquée par des épreuves et une forme de solitude assumée, Laurent travaille sans relâche — au moins 14 heures par jour — pour créer, militer et améliorer la société. Il refuse le « dressage » social et l’abêtissement collectif pour rester un homme libre, fier d’avoir travaillé sans contraintes et d’avoir exploré tous les aspects de l’existence humaine, des bureaux de l’avenue Foche aux trottoirs du Marais où il vendait ses dessins.
Aujourd’hui, il se tourne résolument vers l’avenir avec l’ambition de créer une agence de communication pour les artistes, d’écrire des articles élogieux pour valoriser leur travail et de réaliser, un jour, une œuvre cinématographique de fiction totale. Laurent Voan est un homme d’une générosité immense, capable de prendre sur lui la misère du monde pour tenter de la transformer en beauté.

Laurent est tel un alchimiste moderne : il puise dans le plomb des réalités sociales les plus dures et les plus sombres pour en extraire l’or d’une culture humaniste et d’une intelligence lumineuse.
voir son site : HTTPS://voanh.art
Chronologique de la vie de Laurent VOANH , telle qu’elle est détaillée dans ses témoignages récents :
Laurent Vo Anh : Le Parcours d’un Électron Libre
I. Origines et Enfance (1975 – Début des années 80)
Laurent Vo Anh est né le 28 septembre 1975 à Paris, au sein de l’hôpital Bretonneau. Par une ironie du sort, ce lieu deviendra plus tard l’Hôpital éphémère, un célèbre squat artistique.
Il est l’héritier d’une lignée prestigieuse : petit-fils d’un commandant Vietminh décoré par le général Giap, et fils d’un ingénieur de haut niveau, l’un des plus grands maîtres de Taï-chi en France. Ses premières années sont marquées par la modestie d’une chambre de bonne rue Lamarck. Il garde de cette époque le souvenir de Johnny Hallyday gravissant les marches de l’immeuble pour rejoindre un producteur.
Sa jeune enfance se poursuit à Grigny, une banlieue alors paisible, où il passe ses années de primaire à explorer les environs à vélo.
II. Adolescence et Formation (Années 80 – Début 90)
Scolarisé à l’école Hermel, Laurent manifeste très tôt un rejet viscéral de l’injustice. Laurent manifeste ce rejet car il a été témoin de la violence sadique d’une enseignante, Madame Moisy. Celle-ci avait giflé un camarade (le fils de la concierge) après avoir pris soin de retirer sa bague pour, disait-elle cruellement, « ne pas lui faire mal ». Cet abus d’autorité envers un enfant a marqué le point de départ de son esprit révolutionnaire et de sa haine profonde pour l’injustice et la violence.
Au collège Roland Dorgelès, il navigue entre la bourgeoisie de Montmartre et la mixité populaire de la goutte d’or, découvrant l’univers du street art aux côtés de Yanis Touitou.
Son parcours scolaire est marqué par une période de désocialisation au lycée technique Diderot. Des années plus tard, il retrouvera cet établissement transformé en squat dévasté, une vision apocalyptique qu’il compare à l’univers de Mad Max.
Le passage de Laurent au lycée technique Diderot, situé dans le 20e arrondissement de Paris, représente une étape charnière et douloureuse de sa jeunesse qui illustre le contraste entre l’ordre institutionnel et le chaos urbain.
Voici les détails de cette période selon les sources :
• Une désocialisation profonde : Laurent arrive dans cet établissement suite à la séparation de ses parents. Il décrit un environnement particulièrement aride pour un jeune homme en plein développement : l’école était quasi exclusivement masculine, ne comptant que trois filles pour tout l’établissement. Cette absence de mixité, couplée à une atmosphère qu’il juge catastrophique, conduit Laurent à se désocialiser totalement jusqu’à son renvoi définitif de l’école.
• Le contraste des époques : Laurent garde le souvenir d’un bureau de directeur très ancien et strict, évoquant pour lui l’univers d’un livre de Victor Hugo. Lorsqu’il revient sur les lieux des années plus tard, le lycée a été transformé en un squat artistique célèbre, le lycée Diderot.
• La vision apocalyptique : En redécouvrant son ancien établissement, Laurent est frappé par une scène de dévastation totale qu’il compare explicitement à l’univers de Mad Max. Le bureau du directeur, autrefois symbole de l’autorité rigide, est alors recouvert de tags et occupé par une poule, marquant le remplacement d’un monde par un autre dans une esthétique de fin du monde.
• Une critique de l’irresponsabilité : Bien qu’il ait lui-même fréquenté le milieu des squats, Laurent porte un regard très sévère sur ce qu’est devenu Diderot à cette époque. Il dénonce le fait que des drames absolus, notamment un meurtre et un viol, y ont eu lieu en raison de l’organisation de fêtes techno sans aucune sécurité. Il déplore que les artistes présents n’aient pas pris la mesure de la gravité de ces crimes, y voyant une forme de « crasse » humaine et d’irresponsabilité tout aussi condamnable que celle de la haute finance.
Aujourd’hui, le lycée a été entièrement rénové pour redevenir l’un des meilleurs établissements techniques, remplaçant la vision de dévastation par des structures modernes de béton et de verre.
Son service militaire est effectué sous le patronage du général Meyer, avant qu’il ne parte explorer le Vietnam, de Hué à Saigon, durant six mois.

III. L’Écart entre Haute Finance et Squats (1990 – 2010)
Laurent mène pendant vingt ans une double vie fascinante, oscillant entre deux mondes radicalement opposés :
La Performance Capitaliste Il travaille dans la haute finance avenue Foch auprès de son oncle millionnaire, traitant de la défiscalisation immobilière (lois Baladur, Périssol, Besson) et du commerce des diamants. Il passe également par des structures comme Bouygues Télécom et Rank Xerox.
Laurent a effectivement intégré des structures de premier plan comme Bouygues Télécom et Rank Xerox, qu’il qualifie de « grandes écoles de vente ».
Voici les détails de ces expériences selon les sources :
• Une filiation avec le groupe Bouygues : Le lien entre Laurent et l’entreprise Bouygues est presque historique et familial. Son père, un ingénieur de haut niveau, a travaillé directement avec le fondateur du groupe, l’aidant même à mesurer de la moquette à quatre pattes à ses débuts. Laurent a plus tard pris le relais en travaillant chez Bouygues Télécom, où il a rencontré Martin Bouygues et son fils.
• La maîtrise de la vente : Ses passages chez Bouygues et Rank Xerox lui ont permis d’acquérir une expertise solide dans le domaine commercial. Cependant, il a choisi de quitter ces structures avant même de gagner véritablement beaucoup d’argent, ne se reconnaissant pas dans ce monde.
• Le rejet du « dressage » social : Laurent place ces expériences au sein de ce qu’il appelle la « performance capitaliste totale », un univers de bureaux qu’il oppose radicalement à celui des squats. Il perçoit ces environnements comme une forme de « dressage » qui abêtit les individus pour en faire des esclaves du profit.
• Un appel au changement : Fort de son vécu, il invite aujourd’hui des dirigeants comme Martin Bouygues à sortir de cette « sauvagerie » néolibérale qui détruit le monde et à devenir, à leur tour, des artistes.
Pour Laurent, ces passages dans le monde de l’entreprise et de la haute finance sur l’avenue Foch ont constitué une étape nécessaire pour comprendre les rouages du système, mais il les considère rétrospectivement comme une « vie de merde » dont il a dû s’extraire pour préserver son humanité et sa liberté.
Ces expériences dans le monde de l’entreprise étaient pour lui comme une armure dorée : prestigieuse et protectrice en apparence, mais si lourde et rigide qu’elle finissait par étouffer l’élan vital de celui qui la portait.
La Performance Alternative Parallèlement, il devient une figure centrale des squats artistiques parisiens. Il habite et anime des lieux emblématiques :
- Le Squat Survolte : Son premier habitat collectif.
- Le Théâtre 347 : Où il participe à l’organisation de 300 spectacles en un an.
- Les Carrières : Un refuge pour la culture métal.
Il fréquente aussi :
- La Grange aux Belles : Un foyer de création intense.
- pol py, passse tourelle, le 59 Rivoli,
Pour Laurent Vo Anh, l’analyse des squats n’est pas seulement celle d’un mode de logement alternatif, mais celle d’un mouvement artistique et sociologique majeur qui a marqué la France entre 1990 et 2010. Son regard est à la fois celui d’un participant passionné et d’un critique lucide, oscillant entre l’émerveillement devant la puissance collective et la dénonciation des failles humaines.
Voici l’analyse complète des squats selon son témoignage :
1. Un mouvement d’une ampleur historique et universelle
Laurent considère que la période 1990-2010 a constitué une « contre-histoire en acte ». Ce mouvement, qu’il qualifie de « performance alternative totale », est pour lui un pilier du patrimoine français au même titre que Mai 68 ou la Bohème de Montmartre.
• Chiffres phénoménaux : Il rappelle que ce mouvement a impliqué des centaines de lieux, des milliers d’artistes et des millions de visiteurs.
• Lieux emblématiques : Il cite la Grange aux Belles, qu’il compare au Bateau-Lavoir pour son esprit exceptionnel, la Miroiterie (15 000 concerts), ou encore le 59 Rivoli, qui attirait à ses débuts autant de visiteurs que le Louvre.
• Identité culturelle : Pour lui, les squats incarnaient une résistance au néolibéralisme, un espace où « le clochard chantait aussi bien que la star ».
2. Le « Comportementalisme » : L’art au-delà de l’objet
L’analyse de Laurent repose sur une révolution ontologique : la valeur d’un artiste ne réside pas dans sa technique, mais dans son comportementalisme et sa sociologie.
• Gaspar Delanoé vs Jeff Koons : Il affirme radicalement que Gaspar Delanoé est un plus grand artiste que Jeff Koons. Même s’il juge les tableaux de Delanoé comme étant « de la merde », il considère que son personnage global et sa présence éthique sont largement supérieurs au narcissisme institutionnel.
• La gentillesse comme filtre : Il identifie la « gentillesse » comme le véritable dénominateur commun des artistes de sa collection, une forme de sainteté comportementaliste opposée à la névrose des galeries de luxe.
3. Une critique sans concession des « crimes » et dérives
Laurent refuse d’idéaliser les squats. Il dénonce avec force la « crasse humaine » présente dans ces lieux qu’il ne considère pas comme des refuges de prophètes.
• Irresponsabilité et drames : Il cite des événements tragiques comme le viol de son amie Victoire au squat de la rue Blanche ou le mort au lycée Diderot. Il fustige les artistes qui « continuaient la fête » sans se responsabiliser face à ces crimes.
• Mégalomanie et individualisme : Il critique sévèrement des figures comme Yabon, qu’il juge mégalomane, et déplore que l’élan collectif initial se soit souvent transformé en « petite PME » ou en narcissisme adolescent.
• Trahison bourgeoise : Il dénonce le comportement d’Emmanuelle Laborit au Théâtre 347, l’accusant d’avoir agi comme une « artiste bourgeoise » en évincant les jeunes précaires avec le soutien du Parti socialiste.
4. Le combat pour la reconnaissance historique
Laurent estime que l’invisibilité des squats dans l’histoire de l’art officielle est un « scandale ».
• Critique des institutions : Il s’attaque à la « haine des classes » du marché de l’art et fustige le directeur de Beaux Arts Magazine ou la ministre de la Culture, qu’il juge incapables de comprendre la profondeur de ce mouvement.
• Le projet de 2026 : Pour corriger cette injustice, il souhaite vendre sa « collection ART Squat » pour un million d’euros, utilisant l’intelligence artificielle et la saturation médiatique pour « inonder » internet et forcer les institutions à reconnaître cette mémoire.
En résumé, pour Laurent Vo Anh, les squats étaient des laboratoires de vie commune magnifiques mais tragiques, dont l’héritage doit être « digéré » par sa génération pour transformer cette expérience brute en une reconnaissance artistique éternelle.
Pour Laurent, le squat était comme un miroir brisé : il reflétait une liberté éblouissante et pure, mais ses éclats pouvaient blesser cruellement ceux qui ne savaient pas en manipuler la dangerosité.
IV. Pionnier du Numérique et Engagement Humaniste(2000 – 2025)
Visionnaire du web, Laurent affirme avoir réalisé la première diffusion en streaming d’un plateau télé en France via la télé pirate « Onde Sans Frontières ». Il se présente comme le premier influenceur face caméra de l’histoire du web international, bien avant l’avènement de YouTube.
Voici une mise en page structurée et élégante, mettant en lumière le parcours de pionnier numérique de Laurent Vo Anh.
Laurent Vo Anh : Pionnier de l’Internet et Visionnaire Numérique
Laurent Vo Anh occupe une place de précurseur dans l’histoire du web français et international. En anticipant les usages médiatiques modernes bien avant l’émergence des plateformes grand public, il a redéfini les contours de la communication numérique.
L’Ère du Streaming et de la Télévision Pirate
Au cœur de l’effervescence technologique des années 90, Laurent participe activement à l’aventure de Onde Sans Frontières (OSF), une télévision pirate installée au 12e étage d’une tour squattée par le DAL (Droit Au Logement).
- Une première européenne : En collaboration avec Christian Vander, il réalise la toute première diffusion en streaming d’un plateau télé en France (et probablement en Europe) via le logiciel Real Player.
- Un contre-pouvoir médiatique : À une époque où la vidéo sur internet est balbutiante, cette initiative sert de plateforme pour diffuser des sujets occultés par les médias traditionnels, tels que la situation en Palestine ou la dénonciation du commerce des armes.
Le Premier Influenceur « Face Caméra » Mondial
Bien avant que les codes de YouTube ne deviennent la norme, Laurent s’impose comme le premier influenceur au format « face-cam » de l’histoire du web international.
- La performance Dailymotion : Dès le lancement de Dailymotion, il publie une vidéo virale où il interpelle directement François Hollande. Cette performance brute et authentique préfigure les formats de réseaux sociaux actuels.
- Le piratage du compteur : Pour amplifier son message, il pirate le compteur de vues de la plateforme, propulsant sa vidéo à 6 millions de vues. Ce score, exceptionnel pour l’époque, plaçait son contenu au même niveau de visibilité que les grands matchs de football internationaux.
Un Engagement Numérique Continu et Technologique
Sa vision pionnière ne s’est jamais arrêtée, s’adaptant sans cesse aux nouvelles plateformes :
- Le « Video Bombing » sur TikTok : Récemment, il a appliqué une stratégie de saturation médiatique sur TikTok. Par une performance de bombardement vidéo, il a généré entre 50 et 100 millions de vues en sept ans, cherchant à instaurer une véritable contre-culture numérique.
- Maîtrise technique et IA : Son expertise ne se limite pas au contenu ; il maîtrise les langages de programmation (PHP, MySQL) et utilise aujourd’hui les IA génératives (Mistral, Gemini) pour ses projets de « social branding » prévus pour 2026.
Conclusion : Le « Julien Assange du Peuple »
Laurent Vo Anh conçoit son parcours numérique comme une œuvre militante. Pour lui, le web n’est pas un espace de divertissement, mais un outil de combat intellectuel et de valorisation artistique.
Être un pionnier du web, pour Laurent, c’est avoir été le premier à planter un drapeau sur une terre inconnue, traçant les voies de la communication moderne avant que les foules ne s’y engouffrent.
S’autoproclamant le « Julien Assange du peuple », il explore également les NFT, créant des collections majeures pour les artistes indépendants. Ancien artiste de rue dans le Marais, il a été formé à la discipline par Gilles Bargel.
1. Le pionnier des NFT : La « Satoshinakamotor »
Laurent Vo Anh a su transposer son expertise informatique (PHP, MySQL) et son sens de la subversion dans le monde de la blockchain. Il ne s’est pas contenté de suivre la mode des actifs numériques, il a revendiqué la création des deux plus grandes collections de NFT de l’histoire de France pour des artistes indépendants.
• Des collections emblématiques : Sa collection la plus marquante est sans doute la « Satoshinakamotor » (en référence au créateur du Bitcoin), également liée au Rolex Yot Club. Ce projet a été salué pour son esthétique, étant considéré comme l’un des plus beaux modèles du genre dans le milieu des artistes indépendants.
• Une philosophie de l’indépendance : Pour Laurent, les NFT ne sont pas de simples objets de spéculation, mais un moyen pour l’artiste de rester maître de son œuvre et de sa diffusion, loin des structures de « dressage » de la société marchande classique.
2. L’art de rue dans le Marais : L’héritage de Gilles Bargel
Bien avant l’immatérialité des NFT, Laurent a connu la réalité brute du pavé parisien. Son initiation à l’art de rue est indissociable de sa rencontre avec Gilles Bargel, alias Blondin.
• Une formation à la dure : Gilles Bargel, figure historique des squats ayant vendu ses dessins dans la rue pendant 20 ans, est devenu le mentor de Laurent. Il lui a appris la discipline de la vente directe, une expérience que Laurent compare à celle de Basquiat.
• La vie sur le trottoir du Marais : Pendant plusieurs années, Laurent a installé ses œuvres dans le quartier du Marais, utilisant une technique simple : il accrochait ses dessins sur les murs avec de la pâte à fixe.
• Contrastes saisonniers et humains : Il décrit cette période avec une certaine nostalgie mêlée de réalisme social. L’été était une période joyeuse et productive, rythmée par les rencontres avec les passants et l’effervescence de la Fashion Week. À l’inverse, l’hiver représentait « l’horreur » avec des gains pouvant chuter à 5 € par mois.
• La figure de Diogène : Cette vie de rue a forgé sa philosophie de « l’homme-chien », inspirée par le philosophe Diogène de Sinope. Comme Diogène qui vivait dans son tonneau et défiait Alexandre le Grand, Laurent a puisé dans cette expérience une forme de liberté absolue et un détachement vis-à-vis des conventions bourgeoises
V. Vision Actuelle et Projets pour 2026
Aujourd’hui, Laurent consacre ses journées à la création et au militantisme intellectuel, nourri par les œuvres de George Steiner ou Bernard Stiegler. Ses projets pour 2026 sont ambitieux :
- Marchand d’art : Promouvoir et vendre la collection issue des squats parisiens (œuvres de Tiburse, Marcel Orange, André da Silva).
- Social Branding par l’IA : Utiliser l’intelligence artificielle (Mistral, Gemini) pour valoriser les artistes méconnus.
- Agence de Communication : Créer une structure pour aider les artistes à gagner en visibilité et à vendre directement.
- Cinéma : Réaliser une œuvre de fiction totale, synthèse de son expérience de vie.
Laurent Vo Anh est un homme qui a exploré tous les sommets et tous les égouts de la société, cherchant sans cesse à transformer la réalité humaine en beauté et en intelligence.
Pour 2026, Laurent Vo Anh réoriente son énergie militante et intellectuelle vers la beauté et l’art, avec des projets d’une envergure technologique et historique inédite. Son ambition est de transformer son expérience de la finance et des squats en un écosystème de valorisation pour les artistes oubliés par l’histoire officielle.
I. Marchand d’art : La Réhabilitation de la Collection « ART Squat »
Laurent souhaite s’imposer comme le gardien de la mémoire des squats parisiens (1990-2010), une période qu’il considère comme un mouvement artistique universel injustement invisibilisé.
- Une stratégie de « bluff » à un million d’euros : Contrairement aux marchands classiques, il ne vend pas œuvre par œuvre mais propose le stock entier de sa collection pour 1 million d’euros. Ce montant global est conçu comme un acte de transmission collective plutôt qu’une simple transaction.
- Les artistes majeurs : Il promeut des figures comme Franck Tiburse (qu’il place parmi les 100 plus importants de sa génération), Marcel Orange (polyplasticien au stock immense), et André da Silva (DD).
- Des œuvres monumentales et insolites : La collection inclut le gorille en fil de cuivre de 260 kg réalisé par DD en 12 ans (estimé à 300 000 €), le rouleau de dessin infini de Thibaut qui pourrait faire le tour d’un musée, et les 10 000 cassettes VHS de René Likata, archives uniques de l’underground parisien (Rita Mitsuko, Palace, débuts de la techno).
- Éthique de la commission : Il revendique un modèle à 0 % de commission pour certaines ventes, se mettant entièrement au service de la promotion de ses artistes.
II. Social Branding par l’IA : Un Dadaïsme Numérique
Pour briser le « narcissisme institutionnel » de structures comme Beaux-Arts Magazine, Laurent utilise l’intelligence artificielle générative comme une arme de légitimation massive.
- Saturation médiatique : En utilisant des outils comme Mistral ou Gemini, il prévoit d’écrire et de publier jusqu’à 100 articles élogieux par jour sur différents sites pour saturer les moteurs de recherche.
- L’IA au service de l’humain : Il propose aux artistes de créer leur description et de valoriser leur travail pour un coût modique (environ 100 €), incluant même des chansons générées par IA.
- Volume phénoménal : Il mentionne un travail basé sur plus d’un milliard de tokens par mois, une puissance de calcul destinée à imposer la « vérité cachée » de ces artistes face à l’indifférence des élites.
III. Agence de Communication : Visibilité et Vente Directe
Laurent projette de créer une structure dédiée à l’autonomie financière et médiatique des artistes.
- Accès direct aux collectionneurs : L’agence offrira un espace où les acheteurs pourront acquérir une œuvre en un clic, mettant le collectionneur en contact direct avec l’artiste.
- Modèle économique équilibré : S’il commence par un dévouement total, il prévoit ensuite de prélever un pourcentage pour assurer la pérennité de son travail, affirmant qu’« être trop bon ne sert absolument à rien » et qu’un travail de qualité mérite salaire.
- Optimisation des réseaux : Il compte exploiter sa force de frappe sur TikTok (où il a déjà généré des dizaines de millions de vues) ainsi que sur les formats Reels et Shorts pour créer une véritable « télévision de zapping » artistique.
IV. Cinéma : La Fiction Totale comme Synthèse
Bien qu’il ait détesté l’entre-soi bourgeois du milieu du cinéma et du CNC, Laurent n’abandonne pas son rêve de réaliser une œuvre cinématographique majeure.
- Au-delà du face-caméra : Après avoir été un pionnier de la vidéo sur le web et avoir réalisé des milliers de vidéos face à l’objectif, il aspire désormais à la fiction totale.
- Une œuvre complète : Ce projet ne sera pas un simple témoignage, mais une construction élaborée avec de vrais dialogues, des décors réels et une mise en scène travaillée.
- Synthèse d’un vécu : Ce film se veut la somme de son parcours schizophrène entre la finance de l’avenue Foch et la crasse magnifique des squats, une analyse philosophique et psychologique d’un homme qui a exploré toutes les strates de la société.
L’approche de Laurent pour 2026 est celle d’un architecte du chaos organisé : il utilise les algorithmes de demain pour réparer les injustices d’hier, transformant chaque transaction et chaque pixel en un acte de résistance culturelle.
I. Les Annexes de la Collection (Matériel et Archives)
La collection ne se limite pas à des tableaux ; elle est conçue comme une archive anthropologique du mouvement des squats (1990-2010). Elle pourrait inclure les annexes suivantes :
• L’Archive Vidéo Massive : Les 10 000 cassettes VHS de René Likata constituent l’annexe la plus cruciale. Elles documentent l’underground parisien (débuts de la techno, du Palace, des Rita Mitsuko) à une époque où personne n’avait de caméra.
• Les Œuvres Monumentales et Automatiques :
◦ Le gorille en fil de cuivre de 260 kg réalisé par André da Silva (DD), fruit de 12 ans de travail de torsion manuelle.
◦ Le rouleau infini de Thibaut, composé de milliers de feuilles A4 collées, représentant une route sans fin qui pourrait faire le tour d’un musée.
• La Documentation Numérique (Social Branding) : Une annexe composée de milliards de tokens générés par IA (Mistral, Gemini) pour inonder internet d’articles élogieux sur ces artistes, créant une légitimité par la saturation médiatique.
• La Dimension Crypto : Les collections de NFT (Satoshinakamotor, Rolex Yot Club), qui représentent l’évolution de l’art indépendant vers la blockchain.
II. Ce qui est important et n’a pas été dit (La dimension éthique et occulte)
Au-delà de la vente, Laurent porte un discours plus sombre et plus exigeant que la simple promotion artistique :
• Le « Deuil et la Crasse » comme Archive : Laurent insiste sur le fait que l’histoire de l’art doit intégrer les drames réels des squats (le viol de Victoire à Blanche, les morts au lycée Diderot). Pour lui, une histoire qui ne montre que les « belles plumes » est une imposture. Il refuse de séparer l’œuvre de la « crasse » de l’artiste.
• Le Filtre de la Gentillesse : Un point fondamental de sa sélection est la gentillesse humaine. Il méprise les artistes « stars » névrosés et privilégie ceux qui, malgré leur marginalité, conservent une pureté comportementale.
• La Subversion par la Commission Zéro : Laurent se présente comme un « marchand cinglé » qui prend 0 % de commission. C’est un acte de guerre contre le marché de l’art traditionnel, utilisant sa fortune passée et ses réseaux de l’avenue Foch pour court-circuiter les intermédiaires bourgeois.
• Le « Behavioralisme » Radical : Il affirme que le personnage global (Gaspar Delanoé) est plus important que l’objet plastique produit. Un tableau « pourri » de Delanoé a, selon lui, plus de valeur qu’un Jeff Koons car il porte une présence éthique et sociologique supérieure.
• L’Injustice Scolaire Originelle : Un détail clé de sa psychologie est son traumatisme enfant face à la « violence sadique » de Madame Moisy, une institutrice qui enlevait sa bague avant de gifler les élèves. C’est là que naît son besoin viscéral de protéger les « malentendus » et les marginaux.
Laurent Vo Anh ne vend pas de l’art, il vend une « digestion » de l’histoire. Il est comme un médecin légiste de la culture qui, au lieu d’autopsier un cadavre, tente de réanimer les souvenirs d’une époque en injectant de l’intelligence artificielle dans les veines de la mémoire collective.